
Je me suis rendu avec une profonde tristesse à la cérémonie d’obsèques de Philippe SEGUIN, Premier Président de la Cour des Comptes, qui a eu lieu ce lundi 11 janvier 2010 à l’Eglise Saint-Louis
des Invalides à Paris.
Philippe SEGUIN était à la fois un grand homme politique et un grand commis de l’Etat, deux fonctions qu’il a exercées dans le souci constant de servir l’intérêt général et les principes qui
fondent notre République. « La nation française, écrivait-il, ce n’est pas un clan, ce n’est pas une race, ce n’est pas une tribu…La nation, c’est ce par quoi on accède à cette dignité
suprême des hommes libres qu’on appelle la citoyenneté.» F.Fillon le 12 janvier 2010
Engagé très tôt dans la vie politique, il a été pendant 24 ans député des Vosges et, de 1983 à 1997, maire d’Epinal, ville à laquelle il
était très attaché et qu’il a profondément transformée. Il a marqué par ses très grandes qualités, son intelligence et sa force de conviction, le RPR, mouvement qu’il a présidé de 1997 à
1999.
Ministre des Affaires sociales et de l’Emploi de 1986 à 1988 et président de l’Assemblée nationale de 1993 à 1997, il a défendu sans relâche le principe d’une économie de marché régulée et d’une
mondialisation respectueuse des hommes, des droits économiques et sociaux, de la diversité des nations et des cultures.
Réintégré en 2002 à la Cour des Comptes dont il était issu et dont il est devenu Premier Président en 2004, il a su incarner les valeurs de cette institution : l’indépendance, la rigueur et la
volonté constante d’apporter une contribution utile au débat public et à la modernisation de notre Etat.
Je salue la mémoire du magistrat, de l’homme politique engagé et du très grand serviteur de l’Etat qu’a été Philippe SEGUIN.